Communiqué concernant le Glyphosate : Arrêtons la désinformation

Arrêtons la désinformation…
 
Depuis quelques jours mon compte Facebook fait l’objet d’attaques récurrentes concernant le glyphosate et mon absence dans ce débat.
 
Je souhaite rappeler que le vote du 15 septembre dernier ne portait pas sur l’interdiction ou non du glyphosate dans 3 ans, car c’est déjà l’objectif fixé par le Président de la République.
 
Ce vote portait sur l’inscription de cette interdiction dans la loi.
 
Arrêtons donc la désinformation gratuite !
 
Je souhaite rappeler que la sortie progressive du glyphosate est le résultat de l’engagement de la majorité présidentielle. 
 
En 2016 la commission européenne a prolongé l’autorisation de l’utilisation du glyphosate de 15 ans. Sous la pression de plusieurs pays dont la France, elle est passée à 10, puis 5 ans.
 
En 2017, sur demande de notre Président, le gouvernement d’Edouard Philippe s’est engagé à prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans, soit en 2020, sans passer par la loi mais en privilégiant la négociation avec les agriculteurs.
 
Il est important de comprendre que l’arrêt immédiat du glyphosate constituerait un changement majeur pour nos agriculteurs. 
 
Beaucoup d’agriculteurs vivent dans une détresse morale profonde. Ils sont touchés par 20 à 30 % de suicide en plus que la moyenne nationale et nous devons en tenir compte. L’arrêt du glyphosate constitue un changement majeur et une source d’inquiétude supplémentaire pour les agriculteurs.

La récupération politique n’a donc pas sa place dans ce processus, car ignorer la réalité du monde agricole c’est ignorer le quotidien de milliers d’hommes et de femmes qui œuvrent chaque jour dans nos territoires ruraux.
 
Cette transformation profonde de notre modèle agricole est nécessaire. Elle s’impose pour les agriculteurs eux-mêmes et pour les consommateurs.
 
L’alternative au glyphosate est en cours, c’est déjà ce que représente l’agriculture raisonnée, le bio qui exigent une transition.
 
Les organisations professionnelles auraient voulu un délai de transition bien plus long, soit pour passer à l’agriculture raisonnée là ou c’est possible, soit pour que la recherche trouve un produit de substitution.  Mais notre Président a fixé ce délai à 3 ans.

Cette évolution ne peut se faire que dans le cadre d’un travail de concertation.

Cette volonté de travailler dans le dialogue n’entame en rien la volonté d’interdire le glyphosate en 2020. C’est pour cette raison que le groupe parlementaire LaREM a demandé la création d’une mission parlementaire sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate, dont les travaux débuteront le 27 septembre.
 
Cette démarche doit aussi être portée au niveau européen car si ce produit est interdit en France mais que les concurrents européens peuvent l’utiliser, le problème ne sera pas réglé. Ce délai de trois ans a donc aussi pour objectif d’influencer la commission européenne pour que cette interdiction soit commune aux 27 états membres.
 
La méthode choisie est claire, interdire l’utilisation du pesticide au plus vite dans un délai contraignant, mais qui tient compte de la réalité du monde agricole et des contraintes de concurrence européenne.
 
Je voudrais insister sur le rôle nocif de lobbies qui pour les uns sont ceux de la chimie et pour les autres sont politiciens/idéalistes.La conjonction des deux sur un modèle populiste est un danger réel pour une démocratie de la raison et du possible. Alors ne tombons pas dans ce piège.

 Enfin, pour répondre aux esprits chagrins qui se posent encore la question sur mon emploi du temps, je rappelle que mon agenda est public et figure sur ma page Facebook et sur mon site internet.