Dégradation de la sécurité publique sur la ville d’Arles : La réponse du Secrétaire d’Etat Laurent NUNEZ

Le 17 décembre dernier, j’ai fait part à Monsieur Olivier DE MAZIERES, Préfet de Police des Bouches-du-Rhône, de mes  plus vives préoccupations quant à la forte dégradation de la sécurité publique sur la commune d’Arles.

En effet, ces dernières semaines, des atteintes insupportables aux biens des Arlésiens ont eu lieu. Début décembre, la police nationale a été prise à partie au niveau du rond-point du Vittier par plusieurs dizaines d’individus qui avaient préalablement bloqué la RN113, leur lançant des cocktails Molotov, si bien que des renforts ont dû être appelés depuis Marseille.

Dans la foulée, plus d’une quinzaine de véhicules privés ont été incendiés en plein centre-ville, dans le quartier de la Roquette et autour de la place Lamartine notamment.

Dans la nuit du 14 au 15 décembre, les Arlésiens vivant dans le quartier des Alyscamps ont constaté des dégradations en série sur leurs véhicules. Plus de cinquante voitures auraient été vandalisées (pneus crevés).

Durant la nuit du 16 décembre  dernier, encore vingt véhicules supplémentaires ont été incendiés en sept points de la ville, notamment dans le quartier du Trébon.

Je condamne très fermement ces exactions inacceptables. Elles sont le dernier épisode d’une insécurité constante bien que d’intensité variable à Arles. Cela n’a que trop duré.

En parallèle, j’avais salué la réactivité et le professionnalisme des forces de l’ordre, policiers arlésiens et marseillais, sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, qui sont venus de Miramas, Tarascon et Saint-Martin-de-Crau en renfort de leurs collègues d’Arles.

Néanmoins, j’avais mis en évidence  que les moyens dont ils disposent pour assurer l’ordre public à Arles ne sont pas à la hauteur des enjeux, malgré la politique de recrutement de policiers et de gendarmes après des années de réduction des effectifs sur l’ensemble du territoire.

Les Arlésiens ne tolèreront pas plus longtemps de vivre dans l’insécurité, dans leur ville, dans leur quartier. Car l’ensemble de l’agglomération est concerné.

Ils ne peuvent plus attendre que cette politique connaisse sa pleine mesure.

Depuis trop longtemps, les efforts de l’Etat sont restés isolés faute de prise en compte sérieuse des questions de sécurité par les élus de la ville d’Arles : La police municipale en sous effectif évident et disposant de moyens inappropriés (insuffisance de caméras de surveillance etc.)

C’est pour cela que j’ai donc demandé au Préfet de Police des Bouches-du-Rhône  de pourvoir à ces manques manifestes en dépêchant durablement sur le commissariat d’Arles les moyens humains et matériels d’enquête et d’intervention nécessaires à la sécurité publique de la troisième commune des Bouches-du-Rhône.

Le besoin en effectifs sur la zone métropolitaine ne peut se faire au détriment du reste du département.

Le 06 janvier dernier, Monsieur le Secrétaire d’Etat Laurent NUNEZ m’a assuré avoir demandé à Monsieur DE MAZIERES de procéder à un examen approprié de ma requête.

Courrier de Laurent NUNEZ