J’ai co-signé un courrier adressé à Muriel PENICAUD pour l’alerter sur la situation des guides-conférenciers et des professionnels du Tourisme, de l’événementiel et de la Culture

Les premières mesures d’urgence économiques et le plan de relance pour les acteurs du tourisme et de la culture sont une réponse essentielle que nous ne pouvons que saluer. Les mesures de chômage et de prolongation des droits pour les intermittents du spectacle sont également salutaires.

Cependant, pour ce qui est des Guides Conférenciers et plus largement des professionnels du Tourisme, de l’Événementiel et de la Culture (Salariés CDD ou indépendants), qui sont nombreux à être en fin de droits, ils se retrouvent aujourd’hui sans perspective et exclus de tout dispositif.

Alors que nous sommes rentrés dans la phase 2 du déconfinement et qu’un plan de relance a été acté en faveur du Tourisme et de la Culture, nous avons souhaité avec mes collègues attirer l’attention de Muriel PENICAUD sur leur situation préoccupante face à la crise sanitaire et économique que notre pays connait depuis bientôt trois mois.

En effet, si la commission mixte paritaire conclusive sur le projet de loi portant sur « diverses dispositions liées à la crise sanitaire, à d’autres mesures urgentes » a permis de prolonger les droits des professionnels relevant du régime de l’intermittence du spectacle jusqu’au 31 août 2021, il n’en est pas de même pour ces professionnels du tourisme, de l’événementiel et de la culture qui travaillent à la mission au même titre que les travailleurs relevant des annexes 8 et 10 de l’assurance chômage.

Ces professionnels qui sont des guides conférenciers, des extras, maîtres d’hôtel, accompagnateurs de voyages, coordinateurs logistique, chefs cuisinier, etc. sont embauchés pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire par nature dans les festivals, les tournées d’artistes ou les événements culturels et sportifs.

Ces contrats, des CDD d’usage, sont utilisés de manière massive dans les institutions, dans les hôtels, les restaurants ou encore dans les bars en parallèle des évènements culturels et sportifs et ce jusque dans les cercles familiaux pour les mariages et autres rassemblements privés.

Aujourd’hui, comme les professionnels relevant du régime de l’intermittence du spectacle, ils sont dans l’incapacité́ de reprendre le travail dans ces secteurs sinistrés. Car si le secteur culturel sera l’un des derniers à retrouver une activité́ pleine et entière, cela est aussi le cas pour le tourisme, la restauration, l’évènementiel ou le sport.

Alors que se dessine le PLFR3, je continue, tout comme mes collègues, à être sollicitée par ces acteurs (Fédération Nationale des Guides Interprètes et Conférenciers, Syndicat Professionnel des Guides Interprètes Conférenciers, Association nationale des guides-conférenciers des Villes et Pays d’art et d’histoire, Fédération des Métiers Intermittents du Tourisme, de l’Événementiel et de la Culture, la Fédération des Guides Interprètes Paca).

Dès lors, nous souhaitons connaître les mesures spécifiques envisagées afin de soutenir ces métiers qui regroupent une large diversité de codes APE, qui ont souvent été stoppés les premiers dans le cadre de la crise COVID-19, et qui seront les derniers à redémarrer leurs activités.

Courrier adressé à Muriel PENICAUD