“ Les morts de la France combattante ne nous demandent pas de les plaindre, mais de les continuer ”

Il y a 78 ans, le 28 mai 1943, 48 rue du Four, dans Paris occupé depuis près de trois ans, quadrillé par l’armée nazie avec le concours des forces de répression du régime collaborateur avec l’occupant que présidait le Maréchal Pétain, et sur les murs duquel, comme sur ceux d’autres villes de France, étaient avec une sinistre régularité apposées des affiches bilingues annonçant l’exécution de patriotes, que désormais nous appelons «les Résistants», se réunissaient autour de Jean Moulin, initiateur de la rencontre qu’il va présider, les représentants de huit grands mouvements de Résistance, de six partis politiques résistants ainsi que des deux centrales syndicales clandestines. Cette réunion est un moment historique. A son issue, naitra en effet, le Conseil National de la Résistance.

Résistance qui a œuvré de toutes ses forces pour la libération de notre pays, que nous célébrons aujourd’hui, partout en France.

J’ai en mémoire le souvenir de ces hommes et de ces femmes qui se sont battus, souvent au péril de leur vie pour notre liberté.

Ces héros sont devenus des martyrs pour une idée qu’ils jugeaient plus grande qu’eux : celle d’une France libre.

Le 27 mai, c’est la gratitude de toute la France qui s’exprime pour le sacrifice de ces Résistants, de ces soldats de l’ombre.

Grâce à leur courage, ils ont sauvé l’honneur notre pays qui a pu s’arracher de l’occupation nazie et redevenir lui-même.

L’exemple de ces Résistants tombés au combat n’appelle pas de nous un sanglot, mais un élan.

« Les morts de la France combattante ne nous demandent pas de les plaindre, mais de les continuer. »

Aux plus jeunes d’entre nous, reviendra bientôt ce devoir de perpétuer la mémoire, de reprendre le flambeau. Car le souvenir s’éloigne à mesure que les témoins se font plus rares et bientôt, eux seuls pourront empêcher que la flamme de la Résistance ne s’éteigne.